Tyr est une ville du Liban, située dans la Muhafazah (Governorat) du Sud.
L’ancienne Tyr (aussi appelée Sour en arabe) se situe dans la Phénicie méridionale à un peu plus de 70 km au sud de Beyrouth (aussi appelée Beryte pour compléter les correspondances entre noms arabes et antiques) et à 35 km au sud de Sidon (aussi appelée Saida en arabe), presque à mi-chemin entre Sidon au Nord et Acre au sud, et à quelques kilomètres au sud du Litani (le leontes des sources classiques).
Comme il est bien connu, il y avait deux Tyr, une insulaire et l’autre continentale. La ville insulaire était située sur un rocher entouré par la mer de tous les côtés, d’où son nom « SR » qui signifie en phénicien "le rocher". La ville était séparée du continent par un détroit de 500 à 700 mètres de large qui liait la ville insulaire à la ville continentale, et ceci avec Alexandre le Grand lors du siège de la ville en 332 av. J.-C. La ville insulaire était dotée de deux ports, un au nord « le port Sidonien » et un au sud « le port égyptien ».
En partant de Tyr vers le nord en direction de Sidon, on passe près de la source ‘Ain Babouq, puis près de la source thermale ‘Ain Habrian, et enfin on arrive à Nahr (fleuve, rivière) el Qasmiyé qui est la partie inférieure du Nahr el Litani. Ce fleuve constituait la frontière Nord entre le royaume de Tyr et celui de Sidon quand ils se sont séparés, mais la frontière nord a dépassé ce fleuve plusieurs fois et elle s’est élargie jusqu’à Sarepta et même un peu plus parfois.
En dehors de la route menant à Sidon, une route côtière très importante partait de Tyr vers le sud, l’échelle de Tyr, d’où l’on atteint tout de suite Tell el Rachidieh et juste après Ras el ‘Ain. Certains historiens spécialistes, ont identifié cette dernière à Palaetyrus ou Ushu mais cette identification n’a pas exclu les autres possibilités. La route franchit Ras el Abyad qui, à gauche mène à Oum El Amed située sur une colline à une dizaine de mètres au-dessus de la route côtière, qui, vers le sud, nous fait aboutir à Akzib et puis à Acre et sa plaine pour arriver finalement à Haïfa et le mont Carmel, qui constituent la frontière sud du royaume de Tyr avec les voisins. |